En entrant au Nouveau-Mexique, à Santa Rosa, je me perds dans l’arrière-pays sur une petite route. Là où je ne croise personne, voyez ce qu’on annonce. Partout, on peut adopter des routes. Ça vous dit? Moi le rotary Club, c’est pas mon genre.

Après tout ce viraillage, je décide d’accélérer. Déjà le 21 aout: dans une dizaine de jours je devrai commencer le compte à rebours (incapable de rouler des 500 km/jour). Je laisse tomber les petits villages de la Route 66 et profite qu’enfin le plat pays est derrière.

On côtoie de hauts plateaux (photo du haut) et, dans les falaises, des coulées de sables rouges alternent avec le vert des arbres. Au loin des nuages noirs, à l’occasion un éclair… ces zones sont sous la pluie, nous en sommes épargnées.

L’entrée dans la ville d’Albuquerque (photos en bas) est spectaculaire. Nous sommes maintenant dans les montagnes, ça monte, ça monte… Je m’excite, et d’une main je clique, de l’autre je tiens le volant. Un œil sur le paysage, l’autre sur la route.

IMG_0603

Pour vous, c’est pour vous ces photos; pour vous que je vis dangereusement!!!! Promis, je ne le ferai plus. Ce n’était pas réfléchi, Mamie en cavale est soule de tant de beauté.

Soudain, nous sommes encerclées : les éclairs nous frôlent donnant l’impression de nous faufiler entre des flèches, ça dure pendant quelques km. Puis, d’un coup sec, le déluge! Des clous! La chaussée est une rivière…
Enfin le soleil perce ce rideau de pluie, le chassant d’un autre coup sec. La ville apparait alors au sud, à perte de vue.
Pas de photo de ça, j’avais les deux mains là où elles devaient être et le regard fixé devant.

Je vire vers le nord et me rends à Bernalillo, charmant village où je me repose quelques jours. Le début du diaporama vous en donnera une idée. Puis, Santa Fe, encore plus au nord, par instinct, c’est la capitale (60,000 habitants), la ville la plus artistique des États, surtout parce que c’est le pays de Georgia O’Keeffe. Et j’aime Georgia O’Keeffe depuis plus de 30 ans! Grimper à Santa Fe par la 25 est un plaisir. Nous sommes dans les belles montagnes que je voyais du camping.
Santa Fe, c’est le croisement de trois mondes: autochtone, espagnol et anglais; j’ai adoré cette cité accueillante, couleur pêche par la structure de ses bâtiments (
en adobe), d’une altitude de 2134 m au-dessus du niveau de la mer. Je manquais d’air parfois même si ce serait la ville la moins polluée du monde selon l’OMS; ce midi, j’ai mangé une salade avec anchois, caprons, fromage salé et citron. Je me sens mieux ce soir. Demain matin, je ferai des provisions au marché fermier et je redescendrai.
Je vous laisse le diaporama, puisque qu’une image vaut mille mots (j’y ai quand même mis quelques commentaires, peux pas m’en empêcher). (clic sur la 1re image pour voir plus grand)

10 thoughts

  1. Vraiment très beau cette harmonie architecturale, ce dépaysement vaut le détour.Quelle sera ta destination finale?Et comment se porte ton fidèle compagnon ce matin?

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    1. Destination finale: Montréal. Les autres, je vous réserve la surprise, sans compter que je ne les connais pas toutes.
      Gontran est comme moi, il souffre des hauteurs. L’aiguille de l’huile se tenait collée au L en bas. Assez affolant quand même. Le garagiste me dit que ça arrive s’il fait froid. Des nuits de 20 degrés, quand même… Mais il est vrai que lorsque j’ai roulé une dizaine de km, l’huile va bien. Malgré tout, comme je suis toujours à des altitudes respectables ces jours-ci, ça m’inquiète toujours un peu quand je pars. Puis, ça roule comme un neuf! On verra.

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  2. Holala, j’aurais bien aimé voir le musée de Georgia, j’aime beaucoup sont travail, mais je vais t’avouer que je croyais qu’elle était de la Géorgie au États-Unis,,,sans commentaires hihihi
    Très beau comme endroit… merci de partager 😉

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    1. En fait, elle a choisi d’émigrer dans la région de Santa Fe, à Abiquiú plus précisément, pour les mêmes raisons que j’ai adoré ce coin des États: la lumière, les gens et les paysages. D’ailleurs, puisque tu la connais, tu peux remarquer la couleur pêche dans ses tableaux d’après 1950; et les montagnes qu’elle peint sont celles qui entourent Santa Fe. J’ai souhaité monter à Abiquiú, mais déjà à Santa Fe, l’altitude me gênait dans mes activités (Gontran aussi d’ailleurs).

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