Un peu cliché ce titre pour le Texas. Oui, il y a de gros ranchs, mais j’y ai surtout vécu mon premier dépaysement. Car vous en conviendrez, les paysages que nous avons croisés nous étaient familiers. L’architecture change aussi, les couleurs… dès l’entrée au Texas. Le U Drop Inn, station-service et café à Shamrock, en est un bon exemple.

 

Cette restaria alors, quelle merveille! Quelle bonne idée d’en avoir plantée une là. La route est plate au Texas, dans les 2 sens du terme, exception faite de ce tronçon.

La super restaria
La super restaria
Belles pierres.
Belles pierres.
D'inspiration autochtone: beaucoup au Texas.
D’inspiration autochtone: beaucoup au Texas.

J’avais traversé le Texas il y a exactement 40 ans. Le conducteur d’un poids lourd nous avait fait monter, alors que ma sœur et moi voyagions sur le pouce.

Mais au Texas, c’était interdit. Alors nous avions voyagé dans la remorque et n’avions rien vu du Texas. J’ai pas vu beaucoup cette fois-ci non plus, la 66 ne fait que 175 km, mais au moins j’ai vu!

Après Amarillo, nous sommes allées au Cadillac Ranch voir ces carcasses des artistes Chip Lord, Hudson Marquez et Doug Michels. Ils ont voulu rendre un hommage à la luxueuse voiture. On peut aller y faire des graffitis. C’est là que j’ai vu le plus de touristes jusqu’à maintenant. Désolant de pollution. Déjà qu’ils ne me semblaient pas trop préoccupés par l’environnement… Et il y en a un autre un peu à l’est, à Conway, avec des coccinelles, comme un pied de nez ou un clin d’œil, sait-on?

 

Les sol est jonché de canettes; on patauge dans la boue formée de reste de peinture et de sable.
Les sol est jonché de canettes; on patauge dans la boue formée de reste de peinture et de sable.

À la sortie d’Amarillo, une odeur de bouse nous prend au nez. L’épandage? Pourtant, pas de culture maraichère ici. Puis je les aperçois, un bon millier de vaches entassées dans deux enclos, à peine si elles peuvent bouger. Ce sont les Stockyards; 2000 vaches en moyenne y sont vendues à l’encan par semaine. Elles piétinent dans leur bouse en attendant… Imaginez, parce qu’une photo de la route n’aurait donné que des points noirs. Assez pour devenir totalement végétarienne!

Puis, nous vivons un grand moment Cléo et moi: nous sommes à Adrian, devant le Midtown café, au milieu de la Route 66. Enfin, je ne sais trop comment le nombre de mille est calculé : il y a plusieurs versions dans les documents. L’important : la moitié est faite. Un groupe de Chinois, d’où une photo de nous. Ils ont un peu de mal avec la focalisation, en passant.

C'est bon de savoir ça!
C’est bon de savoir ça!

Sur le camion, des noms de toutes les langues, de tous les alphabets ont été inscrits. Pour écrire le sien, il faut en effacer un peu, alors ça se renouvelle. Mamie en cavale est là pour un temps…

 

Un beau Buick dort là, derrière; celui de papa était de 1960, je crois, un an plus jeune.

DSCN0708

Le trajet:

Les 3 principaux endroits où nous nous sommes attardées.
Les 3 principaux endroits où nous nous sommes attardées.

Voilà pour le Texas. Next : New-Mexico

 

10 thoughts

    1. Oh! je n’ai pas cette compétence en anglais. Ce que je constate, c’est qu’ils parlent moins slang que je le craignais. Peut-être les jeunes ont-ils leur langage à eux, comme les nôtres, mais je n’ai pas parlé avec des adolescents. Je craignais ne pas les comprendre, mais je suis agréablement surprise. J’ai sans doute de la chance… Les seuls accents que j’entends, ce sont des Espagnols nouvellement arrivés. Mais la majorité des hispanos sont ici depuis assez longtemps pour que je ne remarque aucun accent. Tiens, ce matin je parlais avec une Ardéchoise ici depuis 30 ans. Je n’y ai vu aucun accent; d’ailleurs elle avait du mal à parler français.
      Pour moi, ils parlent tous pareils, quoi!

      J’aime

    1. Oui, je l’avais écrit dans le blogue, puis je me suis dit que ça n’intéresserait que nous deux. En fait, on ne sait trop quelle route nous avions prise, parce que le pouce étant interdit au Texas, nous avons fait le voyage dans la remorque d’un poids lourd. Et l’Arizona? Tu te souviens? Nous l’avons traversé avec deux cow-boys en chantant Nights in White Satin. Oui, ça fait exactement 40 ans

      J’aime

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s